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le Fête Dieu

La vie religieuse rythmait la vie de nos ancêtres. Les fêtes dites carillonnées attiraient les foules endimanchées. La grande église de Legé contenait à peine les nombreux fidèles surtout quand celles-ci revêtaient un caractère exceptionnel. La Fête-Dieu est de celle-là.

Cette fête se déroule au mois de Juin  de chaque année. Ce jour-là, après une cérémonie à l'église, une imposante procession traverse les rues du bourg, menant à différents reposoirs. Le premier rue des Sables, édifié sur la terrasse de la maison Auvynet (auparavant dans l'enclos de madame Suire). Le second au pied de la Chapelle Notre-Dame de la Pitié, enfin le troisième au Champ de foire. Chaque quartier se mobilise pour faire du sien le plus joli. Evidemment, pour moi, celui de la rue des Sables surclassait forcément les deux autres. Une semaine avant le jour tant attendu la rue retentit des coups de marteaux des charpentiers Chotard installant l'estrade sur laquelle serait posé l'autel et les deux volées de marches ponctuées de bouquets fleuris. Des oriflammes, des drapeaux fleurdelysés , des guirlandes suspendues à des mas de chaque coté de la rue complétent l'ornementation de ce premier arrêt.

Tout au long du parcours, les maisons sont décorées de fleurs ou de tentures rouges et blanches. Parfois, à l'aide d'immenses pochoirs, les rues sont recouvertes de motifs de couleurs faits de marc de café ou de sciure de bois colorée.

Partant de l'église, sous son dais porté par quatre jeunes gens, le prêtre revêtu de ses luxueux habits d'or porte le Saint-Sacrement enfermé dans son ostensoir. Des jeunes choristes  jettent des pétales de roses avant son passage. Suit le long cortège des portes-banières, des  choristes en aube rouge et surplis blanc,des communiantes en robe et voile d'une blancheur virginale, des communiants arborant leur brassard blanc. La foule forme une longue haie d'honneur avant de se joindre  au cortège.

Devant le premier reposoir, le dais se pose, les choristes en une chorégraphie bien orchestrée se placent le long des marches. L'officiant monte avec précaution, sous le regard attentif de ses vicaires, la vingtaine de marches qui l'élève vers l'autel, bénit la foule agenouillée avec son ostensoir, le pose sur l'autel et prononce quelques prières. La foule alors, sous la houlette du vicaire entonne le Tantum Ergo. Moment solennel, plein de recueillement.

 En habits du dimanche, attendant la cérémonie

Le prêtre reprend l'ostensoir et se replace sous le dais. Le cortège s'ébranle de nouveau vers le second, puis le troisième reposoir où auront lieu le même cérémonial. Cette procession se teminera dans l'églisedans laquelle se récitera une ultime prière.

Ce n'est que tard le soir que la rue des Sables retrouvera son aspect habituel. Les jours suivant les traces de cette fête auront totalement disparues.

 

 

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Dernière mise à jour de cette page le 15/12/2008

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