chaud ... l'hiver

Pas de chauffage électrique, pas de poêle à bois, juste la cheminée. Les lits ont beau être de chaque de l'âtre,l'hiver les nuits sont frâiches pour ne pas dire froides. pour économiser le bois, le soir en allant se coucher, ma grand-mère relevait la dernière grosse buche pour l'empêcher de se consummer complètement. Alors pour avoir chaud la nuit, il fallait mulitplier les couvertures.

La literie était composée d'un sommier évidemment, d'une couette remplie de plumes dans laquelle on s'enfonçait avec délices. Les draps, celui de dessous fait de toile grossière avec sa couture au milieu rapait un peu, celui de dessus, un peu plus rafiné brodé aux initiales du couple et bordé d'un jour échelle fait à la main.

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Et puis le couvre-pied!

On n'achetait pas de couvertures comme aujourd'hui. La couvre-pied était confectionné à domicile à l'aide de trois ou quatre personnes dont une couturière pour le réaliser. Il fallait tout d'abord acheter le tissu, deux grands métrages souvent de couleurs différentes, un rouge de rigueur et un jaune vert ou bleu, se procurer de la laine de mouton de bonne qualité.
Le jour J, on poussait les tables pour dégager un grand espace, puis on installait un cadre d'environ 1m.60 sur 1m.80. Le tissu était tendu dessus et maintenu sur les bords avec de peitits clous de tapissier.

Peignes carder

peigne à carder.

Pendant ce temps, la cardeuse entrait en action.
A l'aide de peigne à carder (deux plaques de bois hérissées de pointes et munies de poignées ) elle brossait les fils de la laine livrés en vrac dans des sacs de jute, pour les aérér et les débarrasser de leurs impuretés ,de façon à réaliser des petits rectangles de laine. Il fallait une certaine habileté pour obtenir ces petits morceaux de laine réguleirs et de même épaisseur.

 

Ensuite, on recouvrait entièrement le tissu tendu de deux ou trois épaisseurs de laine, puis on posait le second métrage sur la préparation, on épinglait l'ensemble. A l'aide d'une règle, on traçait à la craie  en diagonal des lignes de manière à sessiner des losanges. Un travail de fourmi commençait alors. A petits points, en suivant les lignes il fallait réunir les trois éléments. Cette opération avait pour but de maintenir en place les plaques de laine à l'intérieur de cette housse. Il ne restait plus qu'à finir l'ensemble en cousant les bords du couvre-pieds.

Un travail comme celui-ci ne se faisait pas tous les ans. Un couvre-pieds durait plusieurs années. Je ne l'ai vu faire qu'une fois.

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Il n'y avait plus qu'à faire son lit, avec un joli dessus de lit blance et un édredon en tissu satiné rouge, lui aussi garni de plumes.

Et voilà, on pouvait passer la nuit au chaud .... en attendant la flambée de lendemain matin.

Une petite anecdote pour finir, avant d'acquérir l'ndispensable bouillote, ma grand-mère, en me couchant, m'enveloppait les pieds dans une "chaudure" . C'était un tissu de flanelle chauffé devant la cheminée. Au mois de décembre, un vrai bonheur ......

 

 

 

 

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